L’amélioration des conditions de travail dans la gestion des ressources humaines

Les ressources humaines constituent un domaine bien spécifique dans la vie d’une entreprise. Si certaines sociétés se distinguent par leur caractère compétitif, c’est bel et bien parce qu’elles en assurent une meilleure gestion. Les ressources humaines regroupent un ensemble de tâches que sont : le recrutement du personnel, la rémunération du personnel, la gestion prévisionnelle et l’amélioration des conditions de travail et de la QVT.

Ce dernier aspect présente un intérêt particulier d’autant plus qu’il impacte grandement le travail des employés. Lisez cet article pour tout savoir.

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la qvt

Définition des conditions de travail et de la QVT

Les conditions de travail recouvrent les aspects matériels (contraintes physiques, moyennes…), organisationnels (temps de travail, rythme de travail, autonomie et marge de manœuvre), et psychosociaux (relation avec les clients, la hiérarchie, les collègues) dans lesquels est exercée l’activité professionnelle.

Le travail, en effet, a de nombreux effets (positifs ou négatifs) sur la santé physique et psychique. De ce fait, seule une organisation peut permettre son amélioration ou sa fragilisation. De mauvaises conditions peuvent, par ailleurs, engendrer des troubles variés.

La QVT pour qualité de vie au travail résulte directement des conditions de travail.

L’Ergonomie

L’ergonomie est l’étude de l’adaptation du travail et des machines aux possibilités de l’homme. Elle rassemble des connaissances sur le fonctionnement de l’homme en activité afin de l’appliquer à la conception des tâches, des machines, des outillages, des bâtiments et des systèmes de production.

Les origines de l’ergonomie

L’ergonomie use des connaissances issues de la physiologie du travail, de la psychologie cognitive (mémoire, attention, perception, apprentissage…) et de la psychophysiologie (vigilance, conditions de travail…), de la sociologie des organisations (répartition des fonctions, organisation de la chaîne de commandement, de la chaîne fonctionnelle, de la psychologie sociale, de la linguistique…)

Elle est fondée sur des modèles de la situation de travail qui mettent l’accent sur la différence de nature entre la tâche et l’activité qui prend des postures et fait des mouvements, actionne des commandes, gère des processus de pensée, communique avec autrui, organise ses actions, etc. Par ailleurs, elle étudie le milieu du travail humain, c’est-à-dire l’adaptation de l’environnement aux conditions de l’homme au travail.

Typologies, caractéristiques et mesure de l’ergonomie

En ergonomie, les grilles d’analyses sont élaborées pour établir un diagnostic des conditions d’ambiance physique de travail ainsi que les charges physiques et mentales.

Les conditions d’ambiance physique

Ce terme regroupe de nombreux éléments. Il y a notamment

  • les conditions d’ambiance sonore (exposition au bruit, perception des signaux auditifs, possibilité d’avoir une conversation) 
  • les conditions d’ambiance thermique (exposition au froid et à la chaleur, aux courants d’air ainsi qu’aux rayonnements thermiques)
  • les conditions d’ambiance visuelle (possibilité de voir l’extérieur ou de voir la lumière naturelle, niveau d’éclairement au poste de travail) 
  • les conditions d’hygiène atmosphériques (qualité de l’air, présence de poussières, fumées, vapeurs et brouillards)
  • Les vibrations
  • Les odeurs. 

Les conditions d’ambiance physique de travail font l’objet d’une réglementation abondante. Des instruments de mesure ont été mis au point (sonomètres, décimètres, hydromètres, luxmètres…). La quantification qui découle des mesures précédentes est utile et rassurante, mais limitée. 

En effet, certains facteurs d’ambiance ne peuvent être soumis à une appréciation qualitative (encombrement, odeurs). Aussi, chacun des facteurs ne peut être évalué que par une mesure objective qui omettrait la dimension psychologique.

La charge physique et la charge mentale

Dans l’exercice de son travail, l’opérateur peut ressentir une fatigue physique et mentale. Cette fatigue résulte de la charge physique ou mentale supportée par le travailleur.

Les efforts physiques requis sont de deux facteurs.

  • Une posture plus ou moins facile à maintenir
  • Les efforts des divers muscles, pour effectuer des gestes. 

La définition de la charge mentale est difficile, car l’activité de l’esprit est permanente. Il faut déterminer à partir de quel niveau et pour quel type d’activité, il y a une charge ou un supplément. Il n’existe pas de méthodes de mesure directe ou indirecte de la charge mentale d’une façon globale et objective. Compte tenu de la multiplicité des facteurs qui interviennent dans la notion de la charge mentale, il est impossible de proposer un indice synthétique. 

Les facteurs influençant l’évolution des conditions de travail et de la QVT.

La qualité des conditions de travail résulte des choix et des moyens du RH. Ces choix sont influencés par sa perception du contexte (règlements, normes, situation du marché du travail, coût relatif des différentes options, etc.), par ses valeurs et son éthique personnelle.

Les employés peuvent intervenir en faveur d’une amélioration des conditions de travail au travers de la relation syndicale et pour les grandes entreprises au travers des responsables du Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail, ainsi que par des mouvements sociaux. 

Un rapport de force favorable aux salariés ou à l’employeur peut avoir pour conséquence une amélioration ou une dégradation des conditions de travail. À l’inverse, une désorganisation des salariés couplée à un contexte de laxisme législatif dans ce domaine entraîne une dégradation de ces conditions. Divers facteurs sont à l’origine de ce fait.

Facteur syndical

La capacité d’organisation des travailleurs conditionne le rapport de force. Un syndicat puissant pourra obtenir plus qu’un syndicat faible. Également, un patronat affaibli devra plus de choses. 

Facteur développement

Le niveau de vie de la zone joue sur ce qu’est obligé d’offrir l’employeur en salaire comme en conditions de travail. Il peut arriver que l’employeur ait un parti-pris d’offrir des salaires supérieurs à la moyenne afin de s’assurer le choix des meilleurs éléments pour son expansion. 

Facteur chômage

La situation du marché du travail peut influer sur les conditions de travail et la qvt. Par exemple, à la libération, le patronat peut être politiquement affaibli en raison de la collaboration de nombreux chefs d’entreprise, ce qui, conjointement avec la faiblesse du taux de chômage, entraîne une amélioration des conditions de travail et par conséquent la qvt des collaborateurs.

Facteur gouvernement

Le gouvernement peut choisir via le Code du travail de donner plus ou moins de droits ou de pouvoirs aux salariés, aux acteurs syndicaux, aux médecins du travail, au service d’hygiène…

Facteur boursier

Sans lien rationnel avec la réalité de l’entreprise, les actionnaires peuvent réclamer une augmentation de dividendes, ce qui pourra se traduire par une dégradation des conditions de travail au profit d’une meilleure rentabilité à court terme, s’il y a défaillance du facteur syndical. 

La tentation est grande pour des multinationales de localiser leur production là où les droits des travailleurs sont moindres. L’acte d’achat des consommateurs, qui peut faire jouer des critères éthiques est l’un des moyens d’influencer cette tendance. Une autre est l’internationalisation de l’action syndicale et sa coordination avec des ONG environnementales, associations de consommateurs…

Les aspects d’amélioration des conditions de travail et de la QVT

Plusieurs aspects peuvent permettre l’amélioration des conditions de travail et de la qvt.

Le cadre temporel

Le cadre temporel du travail est un sous-ensemble important des conditions de travail et de la qvt. Il est d’une grande variété en particulier dans l’industrie avec les rythmes imposés ou le travail posté, mais aussi dans des services comme la restauration ou les hôpitaux. Rentre aussi dans ces paramètres, la durée des déplacements quotidiens entre le domicile et le lieu de travail. 

On peut citer le type d’horaires, la variabilité de la durée quotidienne de travail, les pauses et congés, les heures supplémentaires, le travail de nuit et les horaires décalés, les temps partiels, l’empiétement du travail sur le temps de loisir, etc. Les rythmes imposés et autres paramètres plus liés à la productivité accélérée de la pression temporelle. Ils sont un facteur aggravant des autres conditions vécues ou peuvent transformer de simples exigences qualitatives en contraintes préjudiciables, une déficience partielle en situation ingérable. 

Les contraintes physiques

Les contraintes physiques sont liées aux tâches effectuées et à l’environnement :

  • Sollicitations mécaniques (efforts, posture pénible, attention permanente, gestes et déplacements répétitifs, secousses et vibrations…)
  • Expositions à diverses nuisances, polluants ou agents chimiques ou biologiques (courants d’air ou intempéries, bruits, poussières et fumées, températures et humidité anormales, produits chimiques volatils, toxiques, radiations, agents pathogènes…)
  • Risques de blessures ou d’accidents qui entrent pour une partie dans les contraintes physiques, l’évaluation des risques étant partie en psychologique. 
  • Les facteurs architecturaux tels que les conditions d’éclairage (naturel/artificiel) ou la qualité des locaux (exiguïté, éléments esthétiques, qualité de la climatisation, vue sur l’extérieur) font partie des paramètres physiques. 

Ces niveaux de contraintes peuvent être situés à l’aide d’indicateur de pénibilité physique. L’impact des contraintes physiques est souvent rapide et peu réversible, ainsi l’accumulation d’efforts excessifs entraîne des troubles ou pathologies musculo-squelettiques causant un vieillissement prématuré. 

Les sollicitations psychologiques

Les sollicitations psychologiques sont les traits de l’activité et de son cadre qui aboutissent au stress si elles excèdent les capacités de l’individu. Elles peuvent être étroitement liées à l’activité (exigences cognitives) ou dépendre de conditions plus larges (responsabilité, peur latente de l’erreur, rapports interindividuels et ambiance de travail notamment), voire très larges comme la crainte d’être licencié.

Les conditions sociales

Cette dernière catégorie regroupe indistinctement les facteurs qui dépendent des conditions générales du travail et de l’emploi dans la société et que l’individu apporte avec lui lors de son embauche ou par exemple si l’offre d’emploi se raréfie. Ces facteurs se rattachent aux sollicitations psychologiques dans la mesure où l’excès de la demande sur l’offre durcissant la dépendance du salarié à son emploi (en fonction du type de contrat de travail) augmente son niveau de tension psychique. 

L’amélioration des conditions de travail représente l’une des plus importantes tâches des ressources humaines. Différents facteurs tels que le facteur boursier, le facteur gouvernement ou le facteur chômage influencent ces conditions. Concernant l’amélioration, elle peut être axée sur le cadre temporel, les contraintes physiques, les conditions sociales…

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