L’analyse du cycle de vie des produits


Le colloque organisé par l’AFITE a réalisé un livre qui s’intitule “L’ACV ( l’analyse du cycle de vie) paru aux éditions ESKA. Nous avons réalisé une synthèse des temps forts de cet ouvrage qui recueille la contribution d’une multitude d’auteurs notamment pour les annales des Mines.

Définitions :

“L’analyse de cycle de vie (ACV) est une méthode qui permet d’évaluer les impacts potentiels sur l’environnement d’un système comprenant l’ensemble des activités associées à un produit ou à un service, depuis l’extraction des matières premières nécessaire pour le produire jusqu’à l’élimination des déchets qu’il produit en fin de vie.”

L’analyse du cycle de vie des produits

Source : Le développement durable à découvert, Agathe Euzen, Laurence Eymard et Françoise Gaill, CNRS Editions 

L’ACV est apparu en Europe du Nord dans les années 1960 et tend à se développer davantage à notre époque où le GIEC (groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat)  à publié en 2021 un rapport alarmant sur le climat et son évolution dans les années à venir. 

Les ACV ont été normalisées en France en mars 1994 par la norme AFNOR X 30-300, puis celle-ci fut remplacée par la norme NF X 30-300 en avril 1996 et par la norme NF EN ISO 14040 en septembre 1997.

L’historique de l’ACV

Historique de l’ACV :

L’analyse du cycle de vie des produits

Source : Historique de de l’ACV(Merad et Guillet, 2014) 

Dans l’ouvrage “l’ACV (analyse du cycle de vie) les auteurs tels que Philippe Osset, Catherine Clauzade, Charlotte Hugrel et Magali Palluau ont expliqué la mise en place de la méthode sur les pneumatiques.  Dans cette situation, nous observons une valorisation du produits en fin de vie, le pneumatique usagé est transformé en granulat de PUNR. Cette matière permet le remplissage des sols sportifs.

Vers une démarche d’éco-conception :

Un projet européen de recherche sur la filière hélicoptère nommé CORINE ( Conception Optimisée pour la Réduction de l’Impact des Nuisances Environnementales) a été mis en place. La finalité de ce projet est de mettre en place un processus d’éco-conception au sein de la supply chain d’un produit aussi complexe qu’un hélicoptère, le fruit d’une multitude de petits fournisseurs. 

Ce projet prévoit le développement d’un outil informatique d’aide à la conception de projet. Les caractéristiques de cet outil sont qu’il doit être collaboratif, complet, intuitif et il doit permettre d’intégrer les dimensions technique, environnementale et réglementaires.

La configuration de l’outil

L’analyse du cycle de vie des produits

Source : L’ACV ( l’Analyse du Cycle de Vie), Pierre Garçon, Editions ESKA

Total a également mis en pratique l’ACV au sein du groupe avec le programme Total Ecosolution.

Ce programme repose sur un principe d’évaluation consistant à comparer la performance environnementale d’un produit Total avec un produit de référence.

L’évaluation se décompose en trois étapes :

  • La définition du produit de référence par une sélection de produits représentatifs du marché et/ou correspondant à des spécifications normées.
  • La définition de l’unité fonctionnelle : Elle est l’élément de mesure permettant de quantifier la fonction d’un produit.
  • L’évaluation comparative de la performance

Le programme Total Ecosolutions a renforcé la pratique de l’ACV chez Total. L’usage de l’ACV a permis notamment de réduire de 35% la matière utilisée ( polypropylène) pour produire une pièce par injection.

L’ACV repose sur 3 piliers qui sont évaluer, anticiper et innover

Tout d’abord évaluer son niveau de performance environnementale. Ensuite il est important d’anticiper les futures législations environnementales. Il est également nécessaire d’anticiper l’évolution des coûts de matière première et les changements de comportement des consommateurs. Enfin, l’analyse du cycle de vie apporte une opportunité d’innovation issue de la recherche telle que l’éco-conception.

L’ACV doit comporter une collecte de données environnementales dont dépend le niveau de qualité de l’étude. Il s’agit de mettre en place un reporting environnemental.

Ces données peuvent se traduire par des indicateurs. Pierre Marie Guineheuc a exprimé,  lors de sa collaboration au colloque organisé par l’AFITE, trois types d’indicateurs :

  • Indicateurs de flux : Kg de déchet
  • Indicateurs d’impacts : Emission de CO2 
  • Indicateurs de dommages : m² de biodiversité

L’entreprise réalise le choix des indicateurs pertinents à son activité.

En conclusion, nous pouvons dire que l’ACV est un outil qui permet à l’entreprise de conserver ses marges tout en limitant sa vulnérabilité sur les marchés des matières premières. L’analyse est une démarche favorisant l’anticipation et l’innovation. Dans une politique RSE, l’ACV valorise l’image de l’entreprise auprès de sa clientèle et de ses partenaires. 

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