Gestion des opérations import-export

PARTIE 1 : LES ASPECTS FINANCIERS

Introduction :

Les instruments et techniques de paiement sont utilisés à l’export comme à l’import de marchandise pour obtenir son payement dans le premier cas et pour payer son fournisseur.

Outre des techniques très formelle, elles doivent être utilisés dans un contexte macro-économique et prendre en compte de nombreux aspects socio-culturelles.

Certain indicateur existe pour prévenir deux risques majeurs à l’international. 

Le risque Pays : Il est propre au pays du partenaire commercial. Il dépend de la situation de l’état dans le passé, à l’instante et des prévisions futures.

  • La situation politique, les conflits, les guerres civils, le climat, le niveau de développement ou le PIB par habitant sont des exemples de critères à prendre en compte avant de commercer avec un Pays.  

Le risque client : Il est propre comme son nom l’indique au client et sa capacité financière à recouvrir ses créances. 

  • Les banques sont là pour conseiller leurs clients, les entreprises, afin d’assurer la sécurité de toutes opération d’import-export.

OCDE : Organisation pour la Coopération du Développement Economique.

Organisme de notation : 

  • Euler Hermes
  • Coface
  • Ducroire
  • CREDENDO
  • Atradius

Monnaie = Devise 

  • Euro EUR  €, Dollar USD $,

Pour vendre à l’international on utilise des moyens de paiement. 

Monnaie Fiduciere : Billet, Pièces

Monnaie Scripturale : Chèque, Virement

IMPORTANT : 

Un instrument de paiement sert à payer. On utilise à l’international le plus souvent la monnaie scripturale. 

Les instruments de paiement :

Chèque

Un chèque est un ordre inconditionnel de payer une somme déterminée au bénéficiaire ou détenteur du chèque.

  • Pour augmenter la sécurité, il est préférable d’utiliser un chèque de banque (Chèque réalisé par la banque du créancier.

Le chèque est très utilisé en France par sa simplicité d’utilisation, néanmoins il demeure peu utilisé à l’international pour son manque de sécurité (Risque de change/ Aucune valeur juridique/ Aucune garantie)

VIREMENT BANCAIRE

Définition : également appelé « transfert », le virement est un transfert d’une somme d’argent d’un compte à un autre. Il est effectué par la banque, sur ordre de l’importateur(débiteur) vers l’exportateur (créancier).

  • 1973 SWIFT: Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication.
  • SEPA: Single European Payment 

SWIFT est le réseau pour réaliser un virement le plus sécurisé.

LES EFFETS DE COMMERCE

Ils dépendent des lois nationales.

Les effets de commerce sont des titres négociables.

  • La lettre de change : Elle est émise par le créancier est donne l’ordre de payer une certaine somme à une date précise.
  • Le billet à ordre : Il est émis par le débiteur, c’est-à-dire que l’importateur rédige le billet.

On appelle « une traite » lorsque le créancier dénommé le tireur invite son débiteur à lui payer une somme d’argent déterminée auprès d’une troisième personne, la banque, aussi appelée Bénéficiaire.

E-Paiement/ CB

Ces deux moyens de paiement sont une forme de transfert peu utilisés pour le commerce international inter-entreprises (B to B) 

Le choix des instruments de paiement

  • Pays : Tous les moyens de paiement ne sont pas utilisés dans tous les pays
  • Trésorerie : L’échéance du paiement impacte directement la trésorerie de l’entreprise.

SYNTHESE DE MOT CLE :

Risque Pays : Macro-économique

Risque Client : Micro-économique 

OCDE : Organisation Coopération Développement Economique

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Instruments et techniques de paiement 

Introduction : 

Les moyens de payement permettent de payer (Virement), les techniques de paiement représentent la procédure par laquelle nous allons payer.

Il existe pour sécuriser l’opération et mieux gérer la trésorerie.

  1. La remise documentaire

Définition : Elle consiste à effectuer le paiement lorsque les documents demandés sont conformes et présentés au différent acteur de l’opération.

-> Il existe deux types de remise documentaire :

  • D/P : Document contre paiement 
  • D/A : Document contre acceptation 

Attention : la banque peut refuser de payer si les documents sont non conformes.

2. Cash on delivery 

Définition : L’importateur paie le montant de la facture au moment de la livraison.

  • Solution simple et rapide mais peu utilisé car les prestataires prennent le risque d’avoir la marchandise « sur les bras » en cas de non-paiement de la part du client.

3. Le crédit documentaire

Définition :

 Le Credoc est l’engagement irrévocable d’une banque ou de deux banques s’il est irrévocable et confirmé

C’est une technique de paiement qui s’effectue généralement par virement (moyen de paiement).

Il se négocie lors du contrat commercial de vente.

Le schéma :

Notions à connaître :

Certificat d’origine : Il permet une déduction de droit de douane.

Certificat d’infection : Ils sont généralement réalisés par deux entreprises : VERITAS et SGS.

FCL : Full Container Load : 

Un conteneur complet de notre marchandise.

LCL: Less than Container Load: 

Un conteneur groupé avec la marchandise de plusieurs expéditions. Il existe plusieurs types de LCL, détaillés dans la partie logistique.

Les types de crédit documentaire :

  • CREDIT IRREVOCABLE NON CONFIRME

Il ne peut être annulés sans l’accord de toutes les parties.

POLYCOP 

  • CREDIT IRREVOCABLE ET CONFIRME 

C’est l’engagement des deux banques de payer pour l’une et de garantir la livraison pour l’autre. A VERIFIER

  • Les documents du CRE-DOC

Comme vous avez pu le voir sur les schémas, le crédit documentaire semble complexe, notamment par son formalisme et par le nombre important de documents intervenant tout le long du processus.

Les documents selon l’incoterm : 

  • L’avis d’ouverture du crédit documentaire : Il est émis par la banque de l’acheteur (banque émettrice).
  • La pro-forma : C’est le devis ou la facture commerciale qui précède le contrat commercial. Il y a plusieurs informations importantes dessus (Date, Marchandise, Poids de la Marchandise, Acheteur, Vendeur, Banques, etc.)

Les documents quelques soit l’Incoterm (voir chapitre Incoterm dans la partie logistique) : 

  • Certificat d’origine (CO)
  • Certificat d’inspection
  • Facture
  • Liste de colisage
  • L’amendement du CREDOC

Cas numéro 1 : l’expéditeur constate une irrégularité

  1. L’exportateur(bénéficiaire) découvre une irrégularité. Exemple : Incoterm CFR + assurance)

Rappel : Avec CFR les frais du transport principal sont à la charge de l’exportateur, cependant les risques s’arrêtent avant le transport principal. L’assurance qui couvre les risques est prise en charge par l’exportateur avec l’incoterm CIF

  • L’expéditeur(bénéficiaire) contact l’acheteur (le donneur d’ordre) pour signaler une erreur.

Les deux parties négocie le point de désaccord (dans l’exemple précèdent, la prise en charge de l’assurance).

  • Le donneur d’ordre demande à sa banque, la banque émettrice de modifier l’avis d’ouverture.
  • La banque émettrice transmet l’avenant à la banque de l’expéditeur, la banque notificatrice.
  • La banque notificatrice transmet l’avenant au CREDOC à son client, l’expéditeur.
  • Cette procédure s’appelle l’amendement du crédit documentaire.

Cas numéro 2 : les réserves bancaires

  • La banque notificatrice constate une irrégularité et informe son client, le bénéficiaire ou vendeur.
  • Le vendeur laisse « couler », c’est-à-dire qu’il ne se préoccupe pas de l’erreur.

Le vendeur demande la modification du CREDOC par la procédure de l’amendement comme dans le cas précèdent.

Notes : 

  • Il existe deux solutions possibles selon le temps.
  • Si délai suffisant : Même procédure que dans le CAS 1
  • Si délai insuffisant : La banque notificatrice note les irrégularités et transmet les documents dans le même temps qu’elle transmettra les documents d’expédition.
  •  Les formes particulières
  • RENOUVELABLE : Destiné à des expéditions échelonnées. Il est ouvert une seule fois pour le montant total des envois. Les paiements s’effectuent au fur et à mesure des envois inclus dans l’opération.
  • ADOSSÉ : Paiement au sous-traitant du vendeur, connu par le client, c’est-à-dire partie du contrat commercial de vente.
  • TRANSFERABLE : Paiement au sous-traitant du vendeur, inconnu du client, c’est-à-dire qu’il ne figure pas sur le contrat commercial de vente.

Note : Montant du CREDOC = 150 000$

Parfois il y a un sigle « égale barré » suivi de « 10% ». Il se trouve en dessous du montant généralement.

Cette variation du prix correspond à une éventuelle variation du prix(Montant), non prévisible pour les quantités en vrac à la tonne par exemple.

Exemple : 

Montant dans le CREDOC : 200 000 EUR +10%

Quantité : 20 tonnes de Zinc

Quantité réelle : 20,5 tonnes

Montant sur la facture : 200 010 EUR.

La Standby Later of Credit

Important : La SBLC introduit le chapitre suivant.

Définition : Elle est une garantie de paiement bancaire à première demande.

Elle sera donc mise en jeu en cas de non-paiement.

Le fonctionnement :

L’acheteur rédige la SBLC avec sa banque. En cas de non-paiement elle sera mise en jeu. En cas paiement, le vendeur n’utilisera pas la garantie.

  • Réalisation de la SBLC

En cas de paiement, elle disparait.

Dans le cas contraire, elle sera mise en jeu.

Le processus s’effectue ainsi : 

  • Le vendeur fournit les documents stipulés dans la SBLC.
  • Facture commerciale, document de transport.

SYNTHESE 1 :

Instrument de paiement : La moyen de paiement avec lequel on effectue le paiement.

  • Chèque : 
  • Avantage : peu couteux, utilisé dans beaucoup de pays
  • Inconvénient : Emission de l’acheteur, risque de non provision. Parade : Chèque de banque
  • Lettre de change : 
  • Avantage : Émission à l’initiative du vendeur ; possibilité d’accorder un délai de paiement ; tout en mobilisant la créance par escompte (Gestion de trésorerie).
  • Inconvénient : Pas présent dans tous les pays ; besoin de l’acceptation de l’acheteur(tiré) ; risque de perte, vol et d’impayé. 
  • Virement bancaire :
  • Avantage : Peu couteux ; Parfois très rapide.
  • Inconvénient : Ordre de paiement à l’initiative de l’acheteur. Parade : exiger SWIFT ou SEPA 
  • Billet à ordre :
  • Avantage : Reconnaissance de dette ; Possibilité d’accorder un délai de paiement(commercial) avec créance par escompte.

Technique de paiement : Procédure par laquelle le paiement est effectué.Cash on Delivery :

Avantages : Procédé simple et rapide ; commercial car paiement à la livraison.

Inconvénients : Problème logistique en cas de refus de paiement lors de la livraison.

Conséquence : Les transporteurs refusent cette technique de paiement.

  • Remise documentaire :
  • Avantages : très commercial du fait du paiement après la livraison.
  • Inconvénients : sécurité faible en raison de l’expédition sans engagement.

Crédit documentaire :

Avantage : Sécurités du coté acheteur et du coté vendeur, le vendeur est sûr d’être payé et l’acheteur est sûr d’être livré.

Rapidité de paiement, Paiement 

  • SBLC
  • Avantage : simple et peu couteux

Stratégie et enjeux du recrutement

  1. Fondements

Le recrutement est un axe de gestion stratégique RH. Il influence toute l’entreprise : compétence, masse salariale, etc…

Le recrutement est également un levier de communication interne et externe. Quel image de l’entreprise je souhaite donner afin de promouvoir la marque employeur.

2. Stratégie de recrutement

Il est essentiel de définir une stratégie de recrutement pour mettre en place par la suite une politique de recrutement.

3. Contenu d’une politique de recrutement

Des principes directeurs :

  • Périmètre de la politique : Pays, business unit, personnel cadre, personnel non cadre
  • Centralisation/ Externalisation
  • Règles en matière de recherche
  • Délais

Méthodologie :

  • Système de gestion des candidatures
  • Identité visuelle de communication
  • Méthode de définition de postes
  • Référentiels des compétences
  • Méthodes d’évaluation
  • Indicateurs de performance

4. Les phases du processus de recrutement

  • Préparation du recrutement :

Rassembler les informations sur l’entreprise et le service, définir le poste ou la fonction.

Exemple : Chiffre d’affaires, offres, implantation géographique, atout de l’entreprise, fiche de poste

  • Recherche des candidatures

Recrutement externe

Diffusion de l’offre : service public de l’emploi, cabinet de recrutement, site en ligne d’offre d’emploi

Recrutement interne via la mobilité interne

  • Sélection des candidats

Le CV, la lettre de motivation, l’entretien

  • Accueil des nouveaux salariés

Objectifs :
Apprendre rapidement sa mission, ses tâches de travail
Mettre en place ses relations professionnelles
Comprendre son rôle dans l’organisation
Comprendre la culture de l’entreprise
LES ACTEURS :
Le service Ressources Humaines
Le Responsable hiérarchique
Les collègues ou un collègue référent

Le développement international de l’entreprise

Introduction :

Toute entreprise vise à se développer, c’est la finalité même d’une entreprise. Le développement peut se faire à différents niveaux : local, régional, national et international. Ce développement quel qu’il soit ne doit pas être considéré comme une opération ponctuelle, c’est un engagement long qui doit être pensé et travaillé. L’export est aujourd’hui fortement encouragé par les pouvoirs publics. Cependant c’est une démarche complexe qui requiert des compétences, des atouts et des prises de décisions stratégiques qui vont engager l’avenir de l’entreprise.

Pourquoi se tourner vers l’international ?

L’entreprise se tourne vers l’international pour des raisons stratégiques. On observe le facteur de la motivation du dirigeant pour les PME. Cela permet également de développer l’image de marque et la notoriété de l’entreprise.

L’entreprise s’oriente vers l’international aussi pour des raisons commerciales. On parle également de diversification géographique et de réduction du risque en diversifiant le portefeuille de clientèle. Parfois, il peut s’agir d’écouler un surplus de production.

Enfin, les raisons économiques telles que gagner en compétitivité, faire des économies d’échelle ou optimiser la capacité de production sont des motivations supplémentaires poussant les entreprises vers l’international.

Les principaux risques :

Une mauvaise identification des attentes de la demande ou des spécificités du marché.

La sous-estimation des coûts : accès au marché, exploitation, distance physique ( transport).

L’instabilité de l’environnement international qui peut évoluer très rapidement. On pense notamment aux réglementations, instabilité politique, taux de change, etc…

Les niveaux d’internationalisations :

Les moyens de présence à l’international :

  • Vendre depuis son pays d’origine : site internet, force de vente
  • S’implanter dans le pays : partenariat, filiale

Conclusion :

Pour réussir son internationalisation, l’entreprise doit la préparer, s’interroger sur ses objectifs, ses moyens mais aussi maitriser (via une collecte d’informations) les caractéristiques du marché visé et enfin prendre les bonnes décisions stratégiques.

International RH part1

Les talents sont-ils innés ?

De quoi ai-je besoin pour avoir ou développer un talent ?

Peut-on perdre un talent ?

Mindset 4.0

  • Des bénéfices aux but et valeurs
  • Des pyramides hiérarchiques au travail d’équipe
  • Des directives au Leadership favorable
  • Des prédictions aux expérimentations
  • Des règles à la liberté
  • Du contrôle à la confiance
  • Du pouvoir centralisé à la délégation

Comment garantir la créativité :

  • La pensée abstraite
  • La pensée analogique
  • L’intelligence collective
  • La pensée latéral

OKR : Objectives and Key Results :

C’est un moyen pour individu, une équipe ou une entreprise de rester concentré et de travailler vers des objectifs importants.

Objectif : une déclaration inspirante décrivant l’état des choses à un moment donné dans le futur.

Résultat clé : Il mesure l’avancé réalisée en direction de l’objectif.

Comment définir les OKR :

Etape 1 : définir attentivement les OKR

  • Objectif : décrire ce que vous voulez accomplir et quand ?
  • Résultat clé : Comment nous allons mesurer la performance ( indicateur : KPI)

Etape 2 : Comment allons nous noter nos résultats clés :

Exemple : Résultat clé

  • score 0 : abandon de l’objectif
  • score 1 : décris un pauvre résultat au niveau des résultat clés
  • score 2 : décris des résultats en progression
  • score 3 : décris le résultat attendu
  • score 4 : décris un bon résultat
  • score 5 : décris un super résultat

Le concept de marketing à l’international

  1. Origine :

Le marketing contemporain est apparu dans les années 1930 aux Etats-Unis. La crise de 1929 a forcé les entreprises à structurer leur démarche d’analyse des consommateurs.

L’ouvrage du français Jacques Savary Le parfait négociant traitait des problématiques semblables au Marketing.

2. Définitions :

Mercatique :

L’ensemble des actions destinées à détecter les besoins et à adapter en conséquence et de façon continue la production et la commercialisation( Journal officiel, 28/07/2020).

Le marketing :

L’effort d’adaptation des organisations à des marchés concurrentiels, pour influencer en leur faveur le comportements de leurs publics, par une offre dont la valeur est perçue durablement supérieure à celle des concurrents ( Mercator, 8e édition 2006).

3. L’application du marketing :

  • Le marketing B to B :

La vente B to B concerne les échanges entre professionnel. Le processus d’achat est donc rationnel, complexe et se base sur une décision d’achat collective.

  • Le marketing des services :

Le service ne peut être stocké, il se consomme immédiatement et le client participe à la production du service.

4.Le marketing opérationnel :

Il désigne la mise en oeuvre des actions commerciales dans l’optique d’atteindre les objectifs en terme de chiffre d’affaires.

Le marketing MIX est une démarche visant à rendre cohérent les éléments du plan d’action commerciale.

4 P en anglaisEn françaisExemples d’actions
ProductProduitRedesign
PricePrixBaisse du prix
PlaceDistributionChangement de canal de vente
PromotionCommunicationSponsoring, publicité, Community management
the Company world

5. Le marketing stratégique :

Il représente une démarche en trois temps :

  • Segmentation
  • Choix du segment cible
  • Positionnement
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Introduction à la notion de ressources humaines

Définition de la GRH :

La gestion des ressources humaines est un ensemble de pratiques pour administrer, mobiliser et développer les ressources humaines au sein d’une entreprise.

La GRH définit les stratégies et les moyens en RH, les modes de fonctionnement organisationnels et la logistique de soutien.

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Historique :

De 1850 à 1900, la fonction RH prend en compte la gestion des hommes telles que des actifs de production. La notion encadre l’organisation des tâches et la performance des salariés.

De 1900 à 1950 apparait la création de services sociaux. La fonction RH se développe est va prendre en charge les notions de recrutement, notations et paie. On observe à cette époque un renforcement des unités syndicalistes.

Durant la période des 30 glorieuses on observe une hausse de la population de salariée, cependant une pénurie de main d’œuvre est bien présente. La population féminine et la population immigrée va venir combler cette pénurie de main d’œuvre.

Les années 1960 à 1980 marque des changements dans le monde du travail avec un attrait des collaborateurs pour les entreprises. On observe également un renforcement de la législation du travail. De manière général, le personnel est plus qualifié et mieux formé. Les étudiants s’orientent de plus en plus vers les études supérieurs.

La notion RH évolue à l’aube des années 2000. La fonction RH est reconnu comme un véritable statut. La fonction va permettre de servir de variable d’ajustement pour les entreprises.

Activités RH :

  • Planification des effectifs : prévision selon les besoins et l’activité de l’organisation.
  • Gestion de la rémunération : salaire, prime, avantage sociaux.
  • Recrutement : Processus de sélection, sourcing de talent
  • Développement RH : Gestion des carrières, mobilité interne, entretien annuel, formation

2 horizons temporels :

Une gestion opérationnelle : contrat de travail, discipline, paie, déclarations sociales

Une gestion long terme : politique rh, développement des compétences, GPEC

Organisation :

La fonction RH est représenté par un service RH autonome. Ce service est piloté par le directeur des ressources humaines. Ses collaborateurs ( responsables RH, Assistant RH) accomplissent toutes les missions RH :

  • Politique de rémunération
  • Recrutement
  • Communication sur les postes internes
  • Charte éthique
  • Rémunération
  • Plan de formation
  • Dialogue social

La conduite des équipes

La gérance d’une entreprise c’est réalisé les finalités (économiques, sociales), c’est également satisfaire les parties prenantes de l’entreprise.

I) La nature des décisions au sein d’une organisation se décline en deux axes :

  • Stratégique : Les décisions à long terme qui concerne la mise en œuvre de la stratégie de l’entreprise et une certaine vision sur la place qu’elle souhaite avoir dans son environnement.
  • Opérationnel : Les décisions à court termes prises par les managers. Elle concerne le pilotage de l’activité de l’organisation de sorte à décliner la stratégie et atteindre les objectifs. On parle ici du déroulement du cycle d’exploitation et de l’allocation des ressources.

Gérer une entreprise c’est conduire des hommes et des équipes de manière organisée.

II) Le management des équipes se traduit par 4 actions :

  1. Orienter : Définir une vision commune, donner une direction.
  2. Organiser : Coordonner les hommes, optimiser les processus, piloter les flux.
  3. Conduire : Mobiliser les collaborateurs, impliquer les salariés dans leur mission.
  4. Contrôler : Mesurer les performances, piloter les équipes, contrôler les résultats, récompenser.

Le rôle du manager c’est de trouver l’alchimie entre encadrement et autonomie tout en favorisant la créativité. Un manager est un véritable leader capable de fédérer des équipes dans un projet commun. On parle également de LEADERSHIP .

III) La motivation

La motivation des salariés est au cœur des préoccupations des dirigeants puisqu’elle a un impact sur beaucoup de facteur tels que le turnover ou la productivité.

La pyramide de Maslow permet de catégoriser les besoins d’un individu.

Voici le classement des besoins selon Maslow du plus important au moins important :

  • Besoin physiologique : nourriture, sommeil
  • Besoin de sécurité : environnement stable
  • Besoin d’appartenance : amour, affection des autres
  • Besoin d’estime : reconnaissance
  • Besoin d’accomplissement : réalisation, dépassement de soi

Les motivations des salariés sont influencées par de nombreux critères :

  • Le salaire
  • La qualité de vie au travail
  • Le niveau d’autonomie
  • La qualité du travail effectué
  • Les relations
  • Les pratiques managériales
  • La politique RSE de l’entreprise

IV) La gestion des conflits

Le conflit est propre à tout groupe d’humain. Il peut intervenir entre collègues, entre services ou entre des collaborateurs et la direction.

L’intelligence émotionnelle est une notion à prendre en compte dans la gestion des conflits.

L’IE correspond à la faculté à percevoir et exprimer des émotions, à comprendre et raisonner avec les émotions et à réguler les émotions.

Elle s’exprime à travers les Soft Skills :

  • Présence
  • Communication
  • Écoute
  • Empathie
  • Confiance
  • Affirmation de soi

La stratégie commerciale

Définition :

La stratégie commerciale est la mise en œuvre de moyens marketing et de moyens commerciaux coordonnés visant à atteindre les objectifs commerciaux que se fixe une entreprise sur un plan général ou pour un de ses produits.

La stratégie commerciale en 5 étapes :

  1. Définir les objectifs et le timing

SMART : Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, Temporellement défini

2. Définir la cible

Personas

3. Définir le plan d’actions

Actions à mettre en place avec quelles ressources et dans quel planning. Les objectifs peuvent être à court, moyen ou long terme.

4. Mettre en place les KPI’S adéquate

Les indicateurs de suivi sont indispensables pour mesurer les résultats et piloter l’activité.

5. Analyser les retours pour ajuster le plan d’actions

La stratégie globale de l’entreprise, étude de marché, les ressources, les éléments financiers, les objectifs.

Quel outil pour quelle analyse ?

Les 5 forces de PORTER :

  • Menace des nouveaux entrants
  • Pouvoir de négociation des clients
  • Menace des produits de substitutions
  • Pouvoir de négociation des fournisseurs
  • Intensité de la concurrence

L’analyse du poids de chacune de ces forces permet d’identifier la marge de manœuvre des acteurs sur le marché.

La matrice MCKINSEY

La matrice positionne chacun des domaines d’activités stratégiques ( DAS) selon 2 critères :

  • L’attrait du marché
  • Les atouts concurrentiels de l’organisation sur ce marché

La courbe de Valeurs

La courbe de valeur est une représentation graphique des attentes des clients vis à vis d’une offre ou d’une activité par rapport aux concurrents. Les attentes sont des éléments clés ( appelés également attributs) qui doivent être définis du point de vue des clients.

La chaine de VALEUR de PORTER

La chaîne de valeur est l’ensemble des étapes déterminant la capacité d’un DAS, d’une entreprise ou d’une organisation à obtenir un avantage concurrentiel.

Les étapes de l’analyse de la stratégie :

  • Analyse externe :

étude de marché, analyse concurrentielle, PESTEL, 5 Forces de PORTER, Opportunité Menace

  • Analyse interne :

Chaine de valeur, courbe de valeur, matrice McKinsey, Force Faiblesse

Stratégie d’entreprise et stratégie financière

I) Introduction :

La stratégie financière consiste à prendre l’ensemble des décisions relatives aux flux monétaires en cohérence et appui de la stratégie générale de l’entreprise.

A chaque cycle de vie de l’entreprise correspond un volet de la stratégie financière de l’entreprise.

Les investissements correspondent à l’étude et au choix des projets d’investissement.

Le financement de ses projets d’investissement découle d’un arbitrage entre capitaux propre et dette financière.

L’exploitation de l’entreprise est piloté par la gestion de trésorerie.

Le concept de stratégie financière concerne la gestion long terme de l’entreprise, autrement dit la gestion de haut de bilan.

L’ingénierie financière va bien au delà des décisions usuelles d’investissement et de financement :

  • Création d’une Holding
  • Filialisation
  • Rapprochements et partenariats
  • Fusions / Acquisitions
  • Ouverture du capital ( Capital risque, LBO)
  • Introduction en bourse
  • Gestion des crises de trésorerie

II) La stratégie d’ensemble d’une entreprise

La stratégie d’ensemble d’une entreprise se compose de 7 domaines étroitement liés.

  1. Le portefeuille d’activité

Il regroupe l’ensemble des domaines d’activités stratégiques ( DAS) d’une entreprise. La matrice Mac Kinsey permet de mesurer l’attractivité et le positionnement de chaque DAS.

Il existe 3 stratégies concernant le portefeuille d’activité :

  • Diversification
  • Recentrage
  • Intégration verticale

2. Les compétences distinctives

Elles représentent les savoir-faire, les technologies et les compétences managériales.

3. Stratégie Horizontale

Il s’agit de l’allocation des ressources et des compétences sur chacune des activités.

4. Mode de développement

On observe deux types de mode de développement :

  • Interne
  • Externe : alliances ; Fusion / Acquisition

5. Stratégie Sociale et Societale

La stratégie sociale englobe le recrutement, la formation, l’organisation du travail, les relations avec les partenaires sociaux, etc…

La stratégie sociétale exprime l’attitude de l’entreprise envers la société en général.

6. La communication

La communication externe envers les clients et les prospects par exemple.

La communication interne envers les collaborateurs de l’entreprise.

7. La stratégie financière

La mise en oeuvre des ressources monétaires de l’entreprise.

III) La stratégie financière

La stratégie financière s’intéresse aux décisions en matière monétaires, sur une démarche prospective, relevant de la recherche des ressources et des leur affectation aux différents emplois. Elle se concentre sur le haut de bilan ( Emplois stables / Ressources stables). La stratégie financière s’appuie sur une planification riguoureuse afin d’évaluer les conséquences monétaires de tous les choix de l’entreprise dans les différents domaines stratégiques.

Le plan de financement est un tableau de flux prévisionnels calé sur le schéma du tableau des flux donc structuré autour du fond de roulement ( FDR) et du besoin en fond de roulement ( BFR).

Un investissement est caractérisé par une forte dépense initiale et par des recettes anticipées, échelonnées sur sa durée de vie.

L’arbitrage entre les différentes ressources permanentes repose sur 2 fondements :

  • L’ orthodoxie financière : Emploi long / Ressources longue
  • Le dosage entre le recours aux financements internes ( capitaux propres) et externe ( emprunt bancaire)
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